Artémisia Gentileschi

425px-susanna 

À 19 ans, alors que l’accès à l’enseignement des Beaux-Arts, exclusivement masculin, lui était interdit, son père lui donna un précepteur privé, Agostino Tassi. Remarquablement douée, et aujourd’hui considérée comme l’un des premiers peintres baroques, l’un des plus accomplis de sa génération, elle s’impose par son art à une époque où les femmes peintres n’étaient pas facilement acceptées. Artemisia Gentileschi est la première femme à entrer à l’Académie de dessin de Florence. Elle fut également la première femme à peindre l’histoire et la religion à une époque où ces thèmes héroïques étaient considérés comme hors de portée d’un esprit féminin. Elle les insère dans une atmosphère dramatique en y accentuant le clair-obscur à la manière du Caravage si prisée par les Napolitains, contribuant ainsi à l’évolution de ce style d’une façon déterminante. On lui doit notamment une Madeleine conservée à la Galerie Palatine du palais Pitti à Florence, ainsi que son indéniable chef-d’œuvre Judith et Holopherne, conservé au musée des Offices à Florence, où elle donne ses propres traits à sa Judith, attribuant à Holopherne ceux de Tassi. Elle nous a laissé d’elle un autoportrait d’une grande vigueur où se dénote une maîtrise consommée de son art, et de l’art.

 Cléopatre

 

 

 

 

 

 

 

Artemisia Gentileschi a bravé tous les obstacles et affronté les préjugés. Elle est devenue un maître célébré en son temps bien que le statut social des femmes eût dû le lui interdire. Oubliée pendant deux siècles, redécouverte par les historiens en 1916 puis par le féminisme des années 1960-70... Autoportait

Judith décapitant Holopherne, 1612, Artemisia Gentileschi, Musée Capodimonte de Naples

Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre pour la première fois en France en 2012

  Judith et la servante avec la tête d'Holopherne-1617-8, Galleria Palatina, Palazzo Pitti, Firenze

"Peut-être dans ce cadre faut il regarder la façon dont Artemisia accapare à son profit l'iconographie traditionnelle des scènes dont elle traite. Ses tableaux, ainsi opèrent un double mouvement, où ses sujets, puisés à l'aune du voyeurisme et de la séduction qu'ils dégagent, sont comme l'écrit Griselda Pollock, "dérangées par des corps bizarres et résistants, attachés à des têtes expressives, absorbées dans leur pensées". Liant la sexualité et la mort, chaque scène figurée propose des corps que le récit rend vulnérables -qu'il s'agisse de Cléopâtre, de Lucrèce, de Judith..- mais dont l'énergique traitement pictural de leur puissance physique contredit la passivité  : de femmes en danger, elles deviennent des représentations dangereuses d'une artiste qui, alors, met en danger les stéréotypes genrés. Le passage des corps représentés au corps qui les représente- qui devient femme "fatale"(G.Pollock), triomphant du genre masculin- est alors aisé.".Elisabeth lebovici

Danaë - 1612

Chez Artemisia, le drame intime est omniprésent. Peintre des ténèbres, elle exploite les thèmes les plus sombres de l’histoire biblique et de la mythologie. Ses héroïnes, Suzanne ou Cléopâtre, incarnent la vertu triomphant de la domination masculine. Les scènes les plus violentes, comme Judith décapitant Holopherne, revêtent une fonction cathartique, permettant à la jeune femme d’assouvir une impossible vengeance.Extrait de http://www.art-et-litterature.fr/artemisia-gentileschi-berthe-morisot/

Suzanne et les viellards

 

Madeleine

 

 

 

 

 

 

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site